Le résumé :

Marie part rejoindre son ami de l'autre côté de la ville ainsi qu'il le lui demandait par son message "si tu m'aimes encore, que notre histoire n'est pas finie, vient me rejoindre de l'autre côté du pont, je t'attendrai une heure".
Sur son trajet, Marie est gravement blessée par balle, "mortellement touchée. Le sang coule de sa blessure. A mesure qu'elle avance, des images de son passé surgissent, emportées par une mort au ralenti que rien n'arrêtera. D'autres personnages l'aident, comme aimantés par ce lieu où la vie, le hasard et le destin mélangent leurs cartes".
On ne sait quasiment rien du cadre de l'intrigue, du pays, de l'époque. Du pourquoi. De l'Histoire. Comme si cela n'avait pas vraiment d'importance. Reste l'absurde d'une situation extrême dans laquelle les protagonistes sont plongés. Et reste l'amour, l'amitié, l'attention à l'autre comme des ouvertures possible.

S'il y avait quelques lignes pour dire l'idée conductrice de ce petit livre, ne serait-ce pas celles-ci ?

"Elle se demandait comment et pourquoi ces peuples d'une minuscule et même planète, ces humains d'une dérisoire longévité, irrémédiablement voués à la même mort, pouvaient répéter, multiplier ces jeux macabres et s'en glorifier ?
De l'Occident à l'Orient, plus loin encore, partout, se déchaînent fureurs, intolérances, haines, à l'image de certains drames familiaux qui ne trouvent jamais d'épilogue.
L'homme était insaisissable, l'existence une énigme. Parfois un geste, un paysage, une rencontre, une parole, une musique, une lecture ; surtout l'amour, rachetaient ces ombres.
Il fallait savoir s'en souvenir, parier sur ces clartés-là, les attiser sans relâche."