"On avait une Morris Mini, avec ta maman. C'était une voiture minuscule comme un wagonnet de montagnes russes et un des essuie-glaces était bousillé, alors je passais tout le temps mon bras par la fenêtre pour l'actionner. Ta maman était folle des champs de moutarde à l'époque, elle voulait toujours qu'on y passe quand il faisait beau, autour de Davis. Il y avait plus de champs alors, moins de gens..."

C'est un livre qui commence comme ça. Je pense qu'il ne peut pas laisser indifférent. 

Ce livre est une sorte un huis clos. Deux personnages principaux,  Jim et Roy, un père et son fils. Jim, divorcé, décide de partir sur une île sauvage de l'Alaska pour y passer un an en compagnie de son fils de treize ans, dans une cabane isolée.

Ours

montagnes escarpées,

forêts,

froid et humidité.

Jouer les pionniers ?

Au fil de la première partie on comprend peu à peu les mobiles des protagonistes. Malgré le laconique des dialogues (à moins que ce ne soit grâce à ?), on comprend peu à peu comment chacun fonctionne, la réserve (et l'empathie) du fils, les failles du père...

"...Le truc, c'est qu'il y a quelque chose qui cloche chez moi. Je ne peux jamais faire ce qu'il faut, jamais être celui que je suis censé être. Il y a quelque chose en moi qui m'en empêche.

Il ne posait aucune question à Roy, et Roy ne répondait rien. Son père parlait, Roy écoutait, et il détestait avoir à écouter tout ça..."

 

J'ai beaucoup aimé ce livre, même s'il vire rapidement au cauchemar... Je l'ai lu quasiment d'une traite une première fois, car le suspense vous tient. Et puis je l'ai repris, j'ai eu un peu de mal à le lâcher, à n'y plus penser...

 

 skkwan island