Avez-vous déjà songé à tous ces riens qui nous trahissent ? Ces détails qui livrent notre identité en trois secondes à notre insue ? 

Notre voix, une voix unique, reconnaissable entre toutes, même déformée par le téléphone, même si on ne l'a pas entendue depuis des années. Une intonation unique, un accent unique, une personne unique qui transparait de façon sonore.

Notre silhouette, même de loin, vue de dos. Est-ce notre démarche qui n'apartient qu'à nous ? Notre style vestimentaire ? Notre façon de balancer les bras, de mouvoir les hanches et de dodeliner de la tête ?

Nos pas qui résonnent dans le couloir (bon là je ne suis pas trop douée...).

Enfin, tous les détails qui nous font dire à coup sûr "tiens, c'est Aline !" C'est une personne que l'on nomme, que nous la connaissions ou que nous croyions la connaitre.

Nos blogs de leurs côtés révèlent la face cachée, la plus intérieure de nos faces. Notre visage du dedans. Notre visage revu et corrigé, à notre guise. Ou pas. Un peu déformée par le regard du lecteur mais quand même. Je suis sûre que ma maison aux volets rouge qui n'est pas ma maison, et mes arbres qui ne sont pas les miens vous parlent de moi.

Les maisons, ah, nos maisons ! Nos appartements, nos petits ou grands logis, ce sont certainement eux qui parlent le plus de nous.

Quand je vais chez quelqu'un, je suis toujours peu ou prou étonnée par son petit monde. Il y a chez chacun une atmosphère unique qui se dégage, qui n'a rien à voir avec sa condition sociale -non ce n'est pas cela du tout.

Lorsque je vais chez A et B, tout est toujours de bon ton et parfait, rien ne traîne, pas une seule revue nonchalament posée sur le bord du canapé. Pas la moindre trace sur les vitres. Pas l'ombre de la plus petite araignée égarée. J'ai toujours rêvé d'arrriver à l'improviste, mais un je ne sais quoi m'en empêche.

Lorsque je vais chez C et D, c'est un autre style de maison parfaite, qui me fait toujours penser à ces émissions télé où l'on relooke votre univers en vue de la revente. Comme l'impression de n'être pas dans un vrai chez-soi où vivent de vrais gens.

Lorsque je vais chez E et F, rien n'est à sa place, on n'a que faire des apparences, et c'est un peu comme chez Mac Do, vous savez, Venez comme vous êtes (aux frites j'ai toujours préféré le slogan), tu peux arriver à toute heure, on pousse ce qui encombre et on te sert le café.

Lorsque je vais chez G, c'est comme si j'entrais dans la forêt équatoriale, on écarte les branches, on s'assoit dans un monde luxuriant. C'est beau et reposant. Dépaysant.

Lorsque je rentre chez moi, il m'arrive de me demander ce que je verrais en premier si chez moi ce n'était pas chez moi. Jamais trop trop net, ni trop rangé, hum... C'est à dire que, il y a toujours chez moi un bout de foin qui traîne au sol, une touffe de poil de chien ou chat qui vole dès qu'on ouvre la porte.  On en viendrait presque à se demander qui vit chez qui, dans notre petit monde à nous...

 

Bobi bobi

 

Bobi+bobi

 

 

 

Euh...

C'est comment, chez vous ?