"La peur et la joie. Pile ou face. On vit toute une vie avec ça. La peur ou la joie.

Etre une pièce. On tombe d'un côté ou de l'autre. On choisit, plus ou moins, de quel côté on tombe.

La joie est le dos de la peur.

Quand l'une s'éloigne, on distingue le sourire sur le visage de l'autre.

On est les deux.

Une pièce. Qui vole en l'air. Qui tourne. Qui tombe. S'il n'y a rien ou personne pour nous lancer une nouvelle fois.

On reste en bas. Le visage couché dans la poussière.

L'idéal serait de rouler. Sur la tranche. C'est un idéal.

Ou de rester en l'air. A voltiger. Eternellement. Jusqu'à ne plus avoir besoin de distinguer le sol du ciel.

Comme un martinet. Un nuage. Un yo-yo. Un enfant."

 

Je lis La part des nuages, de Thomas Vinau. Ma lecture du jour butte sur ces lignes, que je relis et lis encore. Avec l'impression étrange de trouver un écho à mon propre balancement.