J'aime la poésie de Jules Supervielle. Il faut lire et se laisser porter par les images, le mouvement, le mystère.
Parfois, je voudrais pouvoir expliquer, comprendre, mais ce qu'a voulu vraiment dire le poète, je ne le sais pas au juste, et, à vrai dire, cela n'enlève rien au charme du poème.
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Je suis touchée par une fulgurance*
 
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Ne touchez pas l'épaule
Du cavalier qui passe,
Il se retournerait
Et ce serait la nuit,
Une nuit sans étoiles,
Sans courbe ni nuages.
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l'homme qui murmurait à l'oreille


- Alors que deviendrait
Tout ce qui fait le ciel,
La lune et son passage,
Et le bruit du soleil ?
- Il vous faudrait attendre
Qu'un second cavalier
Aussi puissant que l'autre
Consentît à passer.
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*Fulgurance : caractère de ce qui est fulgurant, de ce qui a l’éclat, la brillance de la foudre, qui frappe les esprits par sa rapidité et sa vivacité
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